En société belge, une familiale hybride rechargeable commandée neuve en 2026 n'est plus déductible : 0 % sur le véhicule, seule l'électricité de recharge restant à 100 %. Seul l'indépendant en personne physique garde une fenêtre jusqu'au 31 décembre 2026. Voici les modèles qui tiennent encore, coffre et CO₂ en main.
Une familiale PHEV est-elle encore déductible en société en 2026 ?
Non. Pour une commande neuve passée à partir du 1er janvier 2026, la déductibilité d'une hybride rechargeable à l'impôt des sociétés tombe à 0 % : amortissement, entretien et carburant fossile ne sont plus déductibles. Seule l'électricité de recharge reste, en principe, déductible à 100 %.
Une hybride rechargeable, ou PHEV, associe un moteur thermique et une batterie rechargeable sur prise, capable de rouler quelques dizaines de kilomètres en tout électrique avant de basculer sur l'essence ou le diesel. Aux yeux du fisc belge, ce moteur thermique suffit pour la traiter comme une thermique : depuis 2026, le législateur ne reconnaît plus que le zéro émission pour une nouvelle commande de société.
Concrètement, un Peugeot 308 SW Hybrid commandé en société en 2026 ne génère plus aucune déduction sur ses 548 L de coffre familial, là où un break 100 % électrique reste déductible à 100 %. La date qui compte est celle du bon de commande ou du contrat de leasing, pas celle de la livraison.
Pourquoi le PHEV familial perd-il toute déductibilité en société ?
Parce que la Loi du 25 novembre 2021 organise l'extinction fiscale des moteurs à combustion dans les flottes. La PHEV, qui conserve un moteur thermique, suit ce calendrier dès lors qu'elle est commandée neuve en 2026, sans le statut protégé de l'électrique.
Le calendrier est public et daté. Pour une thermique ou une hybride commandée entre le 1er juillet 2023 et le 31 décembre 2025, un régime transitoire plafonne la déduction à 75 % en 2025, 50 % en 2026, 25 % en 2027, puis 0 % dès 2028. Les véhicules commandés avant le 1er juillet 2023 gardent l'ancienne formule à vie, c'est la clause dite du grand-père. Mais une PHEV commandée en 2026 n'a droit à aucun de ces régimes : elle démarre à 0 %.
S'ajoute une note salée côté charges sociales. Selon Le Moniteur Automobile (avril 2026), la cotisation CO₂ que l'employeur verse chaque mois à l'ONSS pour une voiture thermique ou hybride est multipliée par 4 en 2026, et passera à 5,5 en 2027. Pour un gros rouleur de société, conserver une PHEV coûte donc plus cher chaque année.
L'électricité de recharge reste-t-elle déductible ?
Oui, à 100 %, mais c'est désormais le seul poste épargné. Depuis 2023, les frais de carburant fossile d'une PHEV étaient déjà plafonnés à 50 % de déduction pour inciter à brancher la voiture. En 2026, pour une commande neuve de société, c'est tout le véhicule qui passe à 0 %, à la seule exception de l'électricité. Autant dire que la PHEV perd l'essentiel de son intérêt fiscal face à une électrique.
Indépendant en personne physique : la dernière fenêtre PHEV ?
Oui, et une seule. Un indépendant imposé à l'impôt des personnes physiques peut encore déduire une hybride rechargeable Euro 6e-bis émettant au maximum 50 g CO₂/km, à condition de signer le bon de commande avant le 31 décembre 2026. C'est l'unique exception au tout électrique.
Le calcul reste avantageux à ce seuil. La formule historique, 120 % moins (0,5 % x coefficient x CO₂), donne une déduction proche de 100 % pour une PHEV à 25 g, et encore élevée jusqu'à 50 g. À partir de 2027, ce taux devient dégressif (95 % en 2027, 90 % en 2028), avant de disparaître : les indépendants seront alors logés à la même enseigne que les sociétés, 0 % pour toute nouvelle commande thermique ou hybride.
Le cas concret est parlant. Un indépendant liégeois qui commande un Peugeot 308 SW Hybrid à 25 g en novembre 2026 garde une déduction quasi pleine sur son break ; le même bon de commande signé en janvier 2027 tombe à 0 %. À 50 g près et à quelques semaines près, le calcul sur cinq ans bascule complètement.
Les familiales PHEV sous 50 g CO₂ vendues en Belgique
Pour rester dans la tolérance indépendant, encore faut-il une « vraie » hybride rechargeable sous 50 g, et non un « faux hybride » émettant davantage, traité alors comme une thermique. La plupart des familiales rechargeables y parviennent sur le papier, à condition de recharger régulièrement.
| Modèle | Type | Coffre | CO₂ WLTP | Autonomie élec. | Déduc. société 2026 |
|---|---|---|---|---|---|
| Peugeot 308 SW Hybrid | Break | 548 L | ≈ 25 g | ≈ 60 km | 0 % (commande neuve) |
| Skoda Superb Combi iV | Break | 510 L | < 40 g | > 130 km | 0 % (commande neuve) |
| Peugeot 3008 PHEV | SUV | 520 L | < 50 g | ≈ 97 km | 0 % (commande neuve) |
| Kia Sorento PHEV | SUV 5 pl. | 242 L | 38 g | 57 km | 0 % (commande neuve) |
| Volvo XC60 Recharge | SUV premium | ≈ 468 L | < 50 g | ≈ 81 km | 0 % (commande neuve) |
Les chiffres sont datés et vérifiables. Selon les fiches techniques constructeurs, la Skoda Superb Combi iV combine 510 L de coffre et plus de 130 km d'autonomie électrique annoncée, là où le Peugeot 308 SW Hybrid privilégie le volume avec 548 L mais une soixantaine de kilomètres en électrique. Le Peugeot 3008 PHEV (520 L, jusqu'à 97 km) occupe l'entre-deux côté SUV.
Ce qu'on retient pour une famille : la colonne fiscale est identique pour tout le monde en société, 0 % sur une commande neuve de 2026. Le départage se joue donc sur le coffre réel, l'autonomie électrique utile au quotidien et, pour un indépendant, le respect du seuil de 50 g.
Quel coffre et combien de places dans une familiale PHEV ?
La batterie se loge sous le plancher et grignote le coffre, parfois les places. Un break PHEV reste très logeable, entre 510 et 548 L, mais le seul SUV à vocation sept places du lot, le Kia Sorento, perd justement ses sept places en version rechargeable et tombe à 242 L.
C'est le piège familial du segment. Le Kia Sorento hybride simple offre jusqu'à 809 L en cinq places et propose sept places, mais la version PHEV, elle, se limite à cinq places et 242 L, sa batterie de 13,8 kWh occupant l'espace utile. Pour 38 g de CO₂ et 57 km d'autonomie électrique annoncés, la prise se paie ici en litres et en sièges.
Le Kia Sorento PHEV est-il un vrai sept places ?
Non. En hybride rechargeable, le Sorento n'existe qu'en cinq places. L'option sept places reste réservée aux versions hybride simple et diesel. Une famille nombreuse qui veut à la fois la prise et la troisième rangée doit donc regarder ailleurs, du côté d'un monospace ou d'un grand SUV électrique.
PHEV, électrique ou diesel : que choisir pour rouler beaucoup en société ?
Pour un gros rouleur, la réponse fiscale est tranchée, mais l'usage réel mérite nuance. Une PHEV n'a d'intérêt que rechargée souvent ; sans cela, son surpoids la rend plus gourmande qu'un diesel sur longue distance.
Au final, la bonne familiale hybride rechargeable n'est plus une affaire de fiscalité en société, ce terrain étant désormais réservé à l'électrique, mais une affaire d'usage. Posez-vous la seule question qui compte : combien de kilomètres ferez-vous vraiment branché, et votre statut vous laisse-t-il encore une fenêtre avant 2027 ?
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Questions fréquentes
Audrey teste des familiales depuis 2015, maman de deux enfants, basée à Wavre. Elle installe vraiment les sièges Isofix avant de juger l’habitabilité et calcule le budget sur cinq ans, carburant et entretien compris. Sa boussole : peut-on y mettre deux sièges-auto et les courses sans jouer à Tetris ?
